Dynamique(s) démographique(s)

 

Ce qu'il faut retenir

Si la densité moyenne de population du massif est la plus élevée depuis 1968, elle n'a que peu augmenté et reste très faible en comparaison aux autres massifs et à la France entière.

Cependant, cette moyenne recouvre des disparités : la densité moyenne dans le piémont rejoint la moyenne nationale tandis que les hautes-vallées sont inégalement peuplées. C'est le reflet de l'étalement urbain avec l'arrivée de populations qui s'installent à proximité des pôles urbains proches du massif.

 

Retrouvez ICI l'ensemble des cartes statistiques dynamiques de la thématique

 

Une densité dans le piémont qui rejoint la moyenne nationale, des hautes-vallées inégalement peuplées

En 2008, le massif compte 507.955 habitants, pour une densité moyenne de 28,3 habitants au km², avec un minimum de 4,4 pour le canton de Querigut (Ariège) et un maximum de 502,7 pour le canton-ville de Foix. Si cette densité moyenne est la plus élevée depuis 1968, elle reste cependant faible comparée à la France métropolitaine (100 hbts/km²) et aux autres massifs. Elle n'a que peu évolué depuis 1968 (27,7 h/km2).

Densité de population selon les massifs français

densite massif

Densité de population des cantons du massif

map.jpg

Ce chiffre cache cependant des disparités selon les territoires : les zones les plus peuplées sont situées en bordure du massif et aux environs des pôles urbains, dont la densité est comparable à la moyenne nationale. Les hautes-vallées présentent des profils plus contrastés. Elles demeurent globalement peu peuplées, à l’exception du Pays Basque et de la Cerdagne (Pyrénées-Orientales), des zones littorales et de certaines zones frontalières.

 

Une variété de comportements démographiques

La croissance de la population pyrénéenne est essentiellement due aux flux migratoires : les nouveaux arrivants étaient 17.000 entre 1982 et 1990, 21.000 entre 1990 et 1999, et ils ont été 46.000 entre 1999 et 2008. Pendant longtemps, c'est la partie orientale du massif qui a largement bénéficié de cet apport migratoire, même si cette particularité tend à s'effacer, car depuis une décennie l'ensemble des départements du massif en profite également.
 
Le solde naturel est fortement responsable du frein de la croissance. Alors qu'il est positif dans l'ensemble des 6 départements qui englobent le massif, et qu'il a presque doublé entre 1990 et 1999, puis entre 1999 et 2008, la zone massif présente un solde naturel négatif constant sur cette même période. Entre 1999 et 2008, seuls 13 cantons sur les 89 que compte le massif ont eu un solde positif.
 

Caractéristiques des nouveaux arrivants

« Les nouveaux arrivants du massif des Pyrénées, analyse des populations installées depuis 2002 », une étude de Jean-Paul Laborie et Laurent Jégou, Université de Toulouse-Le Mirail, Février 2011)

nb nvx arrivants retraits 2002-2007

Les nouveaux arrivants s'installent préférentiellement dans les villes et leurs périphéries situées dans le piémont du massif, ainsi qu'aux deux extrémités du massif et dans les têtes de vallées, sans différence entre celles dotées de grands axes de communication et les autres. Sur cette carte apparaissent nettement les communes têtes de vallées : outre les communes de Cerdagne et celles des vallées de la Nive et de la Nivelle à proximité de Biarritz et Bayonne, Ax-les-Thermes, Massat, Bagnères-de-Luchon, Saint-Lary, Luz-Saint-Sauveur, Accous, …, accueillent des effectifs substantiels d’arrivants.

Les nouveaux installés viennent certes de toute la France mais principalement de Toulouse et des villes situées à la périphérie du massif (Biarritz, Bayonne, Pau, Tarbes, Carcassonne et Perpignan). Cette population quitte les villes pour des espaces proches dont une partie est située en zone massif : il s’agit d’un processus d’étalement urbain qui conduit dans le massif des habitants dont le profit « ordinaire » s’apparente à un profil « moyen » de la société française. En l'espace d'une année, la population des villes de Saint-Gaudens (+8,9%), Bagnères-de-Bigorre (+8,2%), Saint-Girons (+8%), Limoux (+6,8%) et Oloron-Ste-Marie (+6,6%) a fortement progressé.


Télécharger l'article en pdf